Je doute
donc je danse
Et si le doute lui-même se mettait à danser : un non-danseur transforme ses vertiges en mouvement.
L’histoire
Une évocation du doute comme matière première de l’existence, à travers six variations dubitatives pour fragments musicaux.
Que signifie danser pour un non-danseur ? Si la danse est mouvement, peut-on le danser ? Et danser à tout âge ? À mon âge ?
La question se posait non seulement de danser, de ma capacité à danser, mais aussi de créer une pièce chorégraphique, de ma légitimité à créer. Et à partir de quoi, de quelle référence, de quelle narration ? La réponse s’imposa comme une évidence pour un non-danseur sans filiation : créer et danser à partir de soi.
L’idée m’est donc venue de danser à partir de mes doutes, mieux encore, danser mes doutes, mes doutes multiformes, uniquement mes doutes, tous mes doutes.
Au commencement
Il me fallait dénommer mon projet de création pour commencer, me saisir d’un titre comme d’une étincelle créatrice, et pour cela je suis parti de la pensée première de Descartes : « Je doute donc je pense » qui précède « Je pense donc je suis ».
Par analogie, « Je doute donc je danse » m’est apparu comme une réponse féconde à l’immobilité du vide. Ainsi au commencement était le vide, se tenir au centre et créer à partir du vide, créer un mouvement dansé. Je tenais mon titre.
Antoine-Éric SammartinoConception, chorégraphie et interprétation
Sébastien CollinetCréation musicale et sonore
Isabelle CharaudeauMise en scène et accompagnement artistique- Cathy TestaRegard extérieur
Le spectacle
- FormePerformance dansée improvisée pour un interprète danseur
- Durée20 minutes
- Le film, 2024Filmer le doute : une danse entre vide et mouvement.
Dates
- 3 et 4 décembre 2025Théâtre Thénardier, Montreuil
- 2 juillet 2024La Fonderie, Montreuil
- 17 mars 2024Scène ouverte des Hivernales de la Danse, Liège