Ariel ThiebautÉcriture et récit, collages
Amélie ArmaoAccompagnement artistique
Le spectacle
- FormeSeule-en-scène conté
- PublicÀ partir de 12 ans ; sur demande, version à partir de 6 ans pour un public familial
- Durée1 h
- ProductionmouveLOReille
Si le lieu d’accueil prévoit ensuite, selon l’heure, un repas ou un goûter, les histoires dégustées n’en seront que mieux appréciées. N’hésitez pas à demander des idées à la conteuse.
Accueillir le spectacleVous en reprendrez bien un peu ?
Quand les mets remplacent les mots.
La cuisine des mots, seule-en-scène.
Création contée avec cuisson modulable.
Une conteuse cuisine une fricassée de contes saupoudrée de récits de vie, avec quelques anecdotes aromatiques et une pincée de chanson.

Note d’intention
Ils ne parlent pas avec des mots, alors ils cuisinent des mets !
Mais qui sont ces hommes nourriciers ?
Motus, cause bourrue, bouche cousue.
Briser la glace.
Déglacer, dégorger, délayer, démouler, dénoyauter, désosser, dessaler, dessécher, détailler, détendre.
Cuisiner les mots comme on cuisine des histoires !
De la Lotharingie à l’Inde en passant par la Turquie.
Déguster de l’ailleurs en mitonnant ses souvenirs d’enfance.
Avec un appétit d’ogre paternel,
un gourmand gourmet, généreux mais taiseux,
telle la statue de Stanislas Leszczynski,
panse rebondie, roi de Pologne en exil
et duc de Lorraine sur la place.
Allez, vous n’allez pas en laisser, faut finir…
Vous en reprendrez bien un peu !

Qui raconte ?
Ariel Thiebaut cherche sa voix depuis sa mue, inspirée et éclairée par une des grandes figures du renouveau du conte, Catherine Zarcate. Elle tente de prendre à bras-le-corps l’esprit du conte en croisant taï-chi avec danse indienne, commedia dell’arte, improvisation jazz vocal avec cri primal, rythmes africains et polyphonies de chants traditionnels ou pas.
Bernadette Bricout étoffe son tissage théorique, Nathalie Leone l’aiguille, sans réussir à la convertir au point de croix, en improvisation du récit. Grâce à Suzy Platiel, ethnolinguiste africaniste, elle fait partie d’un atelier de réflexologie sur le conte et met en place des quadratures du cercle conteur en milieu scolaire.
Histoires et paroles auprès des nombreux·ses artistes du conte la nourrissent. Savourer les spectacles, se former auprès d’iels : Evelyne Cevin, Muriel Bloch, Rachid Akbal, Ludovic Souliman, Henri Gougaud, Myriam Pellicane, Yannick Jaulin, Luigi Rignanese, Amandine Orban, Étienne Piette et Yvan Couclet (conte d’intervention), Barbara Glet (Volubiles), Olivier Hedin, Rachid Bouali, François Godart, Karine Mazel, Anne-Gaël Gauducheau, Amélie Armao, Martine Mangeon, Catherine Gaillard, Catherine Pierloz, Matthieu Epp, Fred Pougeard, Debora Di Gillio (Huile d’Olive), Patrick Fischmann.
Sa formation initiale aux Beaux-Arts de Nancy et de Metz, en Lorraine dont elle est originaire, lui apporte un répertoire d’images pour le conte. Elle expérimente des collages inattendus ou poétiques dans l’art de raconter, en solo, en duo avec Bérengère Charbonnier, ou dans le cadre de collégiale amicale et de différents collectifs, dont Histoires & Cie, Calliope le Litt’Oral, Conteurs en Compagnie, Contes & Rencontres et les Bouffées d’Art.
Ariel a croisé les chemins et les regards-oreilles de Pépito Matéo, Gigi Bigot, Michel Hindenoch, Hélène Loup, Sandrine Rouquet et Kamel Guennoun.
Elle monte l’association mouveLOReille, crée et met en espace des petites formes contées, programme et anime les Contes et Rencontres à la BAM de Malakoff. Ayant fait ses classes en tant que « professoeur » des écoles en REP et en ZEP, elle n’a de cesse de vouloir transmettre dans l’esprit de l’éducation populaire.
Conteuse, chanteuse et collecteuse tout terrain, elle privilégie la convivialité des lieux où bouche à oreilles, sens en éveil, récoltent le miel des récits de vie et d’imaginaire pour les chairs amoureuses des histoires et aimants des contes.
Premiers retours
« Moi, j’aime pas cuisiner ! Dans ma famille, c’est mon père qui cuisine. »
C’est par des souvenirs d’enfance qu’Ariel débute sa contée. Et elle a bien eu raison, le public a été attrapé en quelques secondes. Puis ce sont alternances de souvenirs et d’histoires. Impossible de lâcher le morceau. Mais quand on a dit tout ça, on n’a rien dit !
C’est au milieu d’une batterie de cuisine, au milieu de sa collection de livres de cuisine, dans un éclairage subtil, que la conteuse a navigué de sauces en madeleines. Une mise en espace, une scénographie que nous n’avions encore jamais vues au café du Soleil de la Butte.
Histoires & Cie, mai 2022