Photo d’enfance en noir et blanc : une petite fille aux cheveux courts, en manteau à carreaux
  • Evelyne DefezRécit et jeu
  • Amélie ArmaoMise en scène, dramaturgie

Le spectacle

  • FormeRécit personnel, seule-en-scène
  • PublicTout public à partir de 11 ans
  • Durée1 h

Dates

  • 14 septembre 2024Théâtre de la Miroiterie, Remiremont
  • 24 mars 2024Centre Léo-Lagrange, Bibliothèque humaine, Épinal
  • 19 novembre 2023Gîte des Couchères, Uriménil
Accueillir La Petite Evelyne
Accompagnement

La Petite Evelyne

À la poursuite de son rêve, entre doutes et émerveillements.

Seule-en-scène intimiste.

C’est l’histoire d’une femme qui, un jour à 55 ans, sans raison apparente, pousse la porte du théâtre et se retrouve dans un endroit inconnu qui la fragilise et l’émerveille à la fois.

Le souvenir de son enfance timide et solitaire lui revient. Elle se revoit jouer et rejouer des séquences de cinéma loin du regard des adultes. C’est cette petite fille rêveuse qui va la prendre par la main pour lui donner l’audace d’entreprendre ce chemin si éloigné de sa propre vie.

C’est l’histoire d’un chemin, d’un parcours vers l’essentiel.
L’intuition d’une petite fille qui rêve.
Le sentiment de quelque chose qui la dépasse.

C’est l’histoire de la découverte d’un monde, d’un pays étrange où elle ne se sent pas étrangère. Elle découvre dans une exigence heureuse et débordante que le théâtre touche en elle à une intimité oubliée et tout à coup révélée. Cette déflagration bouleversante se transforme en un feu qui l’appelle et qui ne peut plus être éteint.

C’est l’histoire d’une première fois qui réveille une sorte de jubilation enfantine qui la dépasse.

Le dispositif

L’espace de jeu est un cercle, le public assis autour. Evelyne s’adresse aux spectateurs dans une proximité qui invite à la confidence et à la connivence. Une chaise d’écolier fait écho à l’enfance.

Le spectacle se veut « tout terrain » et peut se jouer en extérieur.

Note d’intention

Faire un pas de côté.

À 55 ans, sans rien savoir du théâtre, est-on légitime ? Qu’est-ce qui a bien pu la pousser à prendre un chemin sans savoir où il mène ? Pourquoi ce chemin lui apparaît-il tout à coup essentiel et indispensable ?

Comment s’extraire des injonctions sociales et familiales du « ça se fait » ou du « ça ne se fait pas » pour laisser s’exprimer l’enfant qui est en nous ?

Il s’agit d’oser prendre le risque d’une plongée dans l’intime pour toucher à l’universel. Voir ce qui est important pour soi et le faire avec une audace teintée de naïveté.

Écouter ses rêves.
Ne pas censurer son audace.
Cultiver sa curiosité.
Pousser des portes, même très éloignées de nous. Quand on pousse une porte, il devient plus simple d’en pousser une autre.
Être soi.
Toucher la liberté, même si les autres ne comprennent pas.

Le texte

À partir de souvenirs personnels collectés sous forme d’interviews, Evelyne a retracé le parcours de sa rencontre avec le théâtre et a tissé des liens avec ses souvenirs d’enfance.

Par ricochets, elle passe d’une anecdote à une autre ; les souvenirs se répondent et font écho aux textes théâtraux qui éclairent son histoire.

Evelyne Defez assise sur une chaise, sur scène, dans Le Cri du silence

Evelyne Defez

Evelyne Defez a exercé le métier de chirurgien-dentiste jusqu’en 2019. Elle a découvert le théâtre lors d’un stage à Bussang, il y a une quinzaine d’années ; depuis, elle cultive sa passion.

Elle suit des stages et des ateliers qui mènent à des restitutions publiques avec Cécile Backès, Julia Vidit, Cécile Zanibelli, Laurent Lévy, Jean de Pange, Bérangère Vantusso, Amélie Armao et Sophie Nowak.

Elle participe aux créations collectives amateurs Bêtes et méchants et Le Grand Amour, mises en scène par Julia Vidit (Scènes Vosges, Épinal), puis Regards et Le Cri du silence, mises en scène par Amélie Armao à Épinal.

Elle met en scène deux textes de Vincent Decombis : Le Bal de toutes vies (Blanchemer, Le Thillot, Le Tholy) et Blanchemer (Bussang, Blanchemer).

Retours de spectateurs

Une mise à nu, seule au milieu des spectateurs, une belle évocation, toute en pudeur, finesse et sincérité. J’ai ressenti plein d’émotions, de tendresse et d’admiration pour la petite Evelyne qui a maintenant tout d’une grande. Chapeau ! Et merci pour cet émouvant partage de vie. Ce fut un cadeau précieux et intime que tu nous as offert.

J’ai aimé ce texte parce qu’Evelyne a cherché à répondre à ses pourquoi, qui peuvent être aussi les nôtres, avec toute sa sensibilité à fleur de peau…

Une génération, une vie, un point de vue, une passion.

La petite Evelyne nous a roulés dans la farine. Nous nous sommes installés en rond autour d’elle, un peu inquiets au début, il faut bien le dire. Alors elle nous a bien malaxés et pétris en prenant son temps. Ça a pris très vite, sans chimie. Nous sommes de la bonne pâte. Quand la pluie est venue, nous étions déjà prêts à tordre et à essorer comme de vieux draps qui en ont trop (ou pas assez) vu. Ça s’est mis à couler dans les cupules et à remplir des cuvettes. Des larmes bien sûr, mais aussi du sang, de la lymphe, du pus et d’autres choses que je ne veux pas dire ici. Mais elle a surveillé la cuisson et nous a sortis de la fournaise juste avant d’être grillés. Elle a fait un petit saut, un pas à gauche, un autre à droite, et consolés comme des enfants, on s’est mis à rire. C’est réglé au millimètre.

Tu as dit que le théâtre, c’est de la musique ? Alors la tienne, c’est les concertos italiens de Bach. C’est maîtrisé, grave et léger, on peut respirer. Cette écriture est, comment dire ? humaine, bienveillante sans condescendance, on a confiance. C’est solide comme les fondations d’une église romane. Avec ton pic d’acier et cette volonté gratuite et sincère, tu es partie un jour dans la forêt sculpter une roche au bord d’un chemin, et ça touche ceux qui passent et s’arrêtent un instant… Du très bon boulot !